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Encore. . .

Encore…

Le commentaire qui pourrait accompagner l’information devant de la RDC, plus particulièrement d’un viol de 30 femmes en région de Fizi. Information véhiculée par Médecins Sans Frontières.

Une fois de plus je me rappelle les deux vers de Césaire (Batouque) :
Nous entrerons dans une tour de silence
Où nous deviendrons proie et vautours
Une phrase qui capte très bien les temps où l’humanité se trouve.

L’humanité existe-t-elle encore ? Peut-on encore parler de conscience de l’humanité lorsque tout un pays ou du moins des zones entières sont connues pour permettre des actes inacceptables.

Comment l’humanité en est arrivée là ?

Violer c’est le paradigme des plus puissants vis-à-vis des plus vulnérables. Les plus puissants de la planète, grâce à une puissance sans comparaison sont parvenus à dominer le monde. L’histoire de la croissance de cette puissance est une réaction en chaine, déchainée depuis des siècles, sans impunité. Tout obstacle au déchainement était traité avec la plus grande brutalité possible et imaginable.

Petit à petit, les proies des vautours ont aussi appris à devenir des vautours. Il leur suffisait de se lancer dans des missions punitives afin de réduire au silence toute personne qui aimerait parler au non de l’humanité. Les vautours nés des proies ont appris que l’impunité s’impose.

Que faire ?

Nous sommes à l’âge de la communication électronique. Que les humanitaristes s’organisent pour montrer que l’humanitarisme a vécu que la charité pour les humains doit être remplacée par la solidarité avec l’humanité. Que l’humanité est violée dès que l’on laisse libre cours à l’impunité, au viol impuni.

A l’heure de la communication électronique, que chaque fille, chaque personne qui se sente vulnérable en zone de terreur contre l’humanité, en zone de viol, soit munie d’un chip électronique en communication permanente avec un autre chip attaché de façon inamovible, au poignet de personnes responsables de veiller sur la sécurité de l’humanité dans les zones où ses membres les plus faibles sont le plus menacés. Ces chips au poignet enregistreraient les battements de cœur de la personne porteuse ainsi que toute parole qui sortirait de la bouche du violeur ou de la personne violée. Le haut parleur du chip au poignet ne peut être contrôlé qu’à partir d’une centrale sous les ordres du Conseil de Sécurité. La modification de la réception n’est possible que par un vote unanime de tous les membres du Conseil de Sécurité.

Une autre modalité pourrait être envisagée : Installer des haut-parleurs tout autour du Bâtiment des Nations Unies à New York. Ces haut-parleurs seraient activés chaque fois qu’une des porteuses du chip seraient attaquer par les violeurs.

Une autre modalité : doter les personnes susceptibles d’être violées d’une protection qui mette toute personne qui tente de violer en danger de perdre à jamais l’usage de la parole et/ou du sexe.

Nous sommes à l’ère de l’électronique, de la nano technologie. Le défi est lancé car, semble-t-il, entre la survie du système qui finance l’électronique et la nano technologie et celui qui finance la survie de l’humanité, le choix semble avoir été fait depuis plusieurs siècles : il faut les plus faibles périssent, disparaissent. Sinon, toutes les phases que nous avons connues, depuis l’esclavage, en passant par la colonisation, l’apartheid, la globalisation continueront de faire des ravages.