Category Archives: J. Depelchin

From the fission of humanity to?

Looking with fresh eyes at the state of the Planet, its short and long haul history, what would such a look report to those willing to listen with unencumbered ears, a mindset not clogged by the ashes and residues left by its slow and steady destruction?

The premises of this fresh look are that it must be completely and radically unhinged from the constructions of the history of humanity as recounted from the mindsets which have grown out of the destructive processes that can be traced from short and long haul histories. Humanity’s history has been much longer than, say, its last 30, 50, 66, 500 years.

Having the history of Humanity told and retold by one of its segments, especially if it has been triumphant, can only lead to distortions of that history. Yet, a look not so fresh seems to say that only one segment has abrogated to itself the intellectual property right to tell that history. In the process of assuming full authorial rights, it has grown into the very opposite of what it has always stated to be: the model of democracy.

That can be questioned without necessarily having to prove that there is a better model. Humanity’s history overall, and anything stemming from it, whether political, technical, technological, cultural, religious, moral, has been built up through trial and error. There is no such a thing as a model history of Humanity either, but for one segment of Humanity to present itself as the only and best defender of the most valued values of Humanity is to reproduce the ideological stories of domination which have been associated with conquests, colonization and, now, globalization.

A segment that has been associated with genocidal processes while being born has continued to claim a history cleansed from those warts. Having gotten away with those genocidal processes has generated on the one hand a sense of impunity and on the other, fear.

Fear, however, is no longer rooted on the side that has most suffered the consequences of power abusively exercised with impunity. This kind of change helps in bringing about a fresh look at the state and history of Humanity.watch full film Smurfs: The Lost Village 2017 online

When fission of the atom was discovered, Einstein is alleged to have commented that it changed everything except the way we think. It would have been good if he had specified what he meant by “we”. “We” could be understood as the scientific community, the physicists, or, in a more general way, the human species. However, fission of the atom itself was not just the result of scientific endeavors, unless one looks at the “discovery” of the Americas as a scientific endeavor too. Fission of the atom, again from the stand of a fresh look, can be seen as the result of conquering processes whose consequences resulted in fission of humanity. The clash between conquerors and conquered was similar, in its consequences, to the splitting of the atom.

The impact of conquest on humanity by one of its segments has led to such a splitting of humanity that one has to ask if the splitting and its accumulated consequences are irreversible. From such a fresh look, a question arises: shall the specific and generic conquerors ever accept that what has been achieved through such a massive crime must be acknowledged, accounted for, and repaired (as in healed)?

From the point of view of the conquerors and its inheritors, it is obvious that this kind of question and fresh look might be seen as too unsettling for comfort, and, therefore, challenged, resisted, disputed with the same ferocity that was resorted to in order to impose the conquerors’ rule. The conquerors, through the centuries and the last decades, have been in the habit of recruiting defenders of their rule. In the last few weeks, however, the conquerors have been forced to recognize that these allies were best jettisoned least they, the conquerors, be too closely identified with the ones being referred to as tyrants.Valentina 2017 film

Identifying the tyrants is not as easy as identifying tyranny, yet aren’t tyrants begotten by tyranny? As Deep Throat used to say when the Watergate scandal was unfolding: “Follow the money”.

To be continued
March 7, 2011

Retour de Lumumba au pays natal: dans le monde des ancêtres

En écoutant MOHAMED BOUAZIZI accueilli par Lumumba et d’autres figures connues et inconnues de la fidélité à l’humanité

La scène :
Lumumba, avec une autre partageuse inconnue (qu’on voit de dos), aide Mohamed Bouazizi (MoBo) à se défaire des pansements qui enrobaient son corps.

Observent la scène, parmi les esprits reconnaissables : Franz Fanon, Nehanda, Anastacia, et une multitude de personnes de toutes les parties du monde, qui ont vécu les pires humiliations.

LUMUMBA (s’adressant à MoBo):

Bienvenu parmi les vainqueurs éternels. Votre geste prendra du temps pour pénétrer dans la Conscience de l’humanité, car celle-ci n’était plus habituée à tant de pureté radicale dans la rupture par actes et pensée.

Votre geste restera un moment événementiel dans la geste de l’humanité écrite dans une langue qui dépasse toutes les langues, libérée de la gangue inventée par les gangs habitués à s’imposer grâce à une expertise acquise là d’où jaillit, avec une impunité déconcertante, les pratiques qui n’en finissent pas de mettre fin à l’humanité, à l’histoire. Bienvenu et un grand merci pour l’exemplarité du geste.

MOHAMED BOUAZIZI

Merci beaucoup de ces aimables paroles. Mais, vraiment, je n’ai rien fait d’extraordinaire. Je n’ai fait que ce que je pensais qu’un être conscient de son humanité aurait fait, dans les mêmes circonstances.Watch Full Movie Online Streaming Online and Download

Ce qui est vrai dans ce que vous dites c’est que les gens ne pouvaient expliquer que ce qu’ils avaient vu, lu, entendu. Tout le monde, ou presque, connaît les circonstances qui m’ont amené dans ce monde des éternels vainqueurs.

Ce que les destructeurs de l’humanité ne veulent pas savoir, à tout prix, est la mesure des souffrances infligées par une puissance de destruction inégalée et, probablement, inégalable dans l’histoire de l’humanité. Ils ne veulent pas savoir car savoir, les mettrait face à face avec un miroir leur renvoyant une image qui les paralyserait de peur. Ils ne tiennent pas à savoir publiquement, car, dans le fond d’eux-mêmes, ils savent que leur comportement est criminel. Ils savent que si la justice fonctionnait vraiment comme elle devrait fonctionner, ils devraient se déclarer coupables de crimes contre l’humanité.

Les puissants ne semblent pas se rendre compte, jusqu’à ce jour, de l’origine, de la trajectoire de leur puissance. Cette puissance incommensurable va de pair avec une impunité extravagante. Au fond, psychologiquement, ce n’est pas sorcier : quand quelqu’un commet un crime et qu’il s’en sort sans être pris, il cherchera à faire pire, et ainsi de suite. D’horreur en horreur, ces criminels perdent complètement la notion de ce qu’ils font. Par ailleurs, ils sont (parfois) prêts à reconnaître les pires crimes (quand ils sont coincés par des révélations inattendues), car leur puissance et l’impunité leur permet, au moment opportun, de passer les crimes contre l’humanité par « Pertes et Profits ».

Par ce terme technique de la langue de bois du capital, ils nous font savoir que nous, les plus pauvres des plus pauvres vivront des pertes (comme, par exemple, on peut le voir aujourd’hui dans les grandes villes des pays dits « émergents », où les pauvres sont réduits à se nourrir à partir des poubelles. Dans les zones huppées, certaines poubelles sont cadenassées pour empêcher les plus pauvres des plus pauvres de s’alimenter). Quant aux plus riches des plus riches, ils se réserveront l’abondance des profits qui renforcera leur puissance de destruction construite pour éradiquer l’humanité. Ils veulent nous éliminer parce que nous sommes leur miroir. En nous éliminant savent-ils qu’ils s’éliminent aussi ?

J’avais cru, jusqu’au jour où la police a confisqué ma charrette et mes produits, qu’il suffisait de se battre et que, tôt ou tard, la récompense arriverait…et je pourrai peut-être jouir non pas des profits, mais au moins des petites miettes que les pertes nous amènent.

Après tout, je m’étais tellement saigné pour acheter cette charrette qu’elle avait presqu’acquise la force d’une personne aimée. J’avais même commencé à penser qu’un jour je lui donnerais un beau nom. J’avais commencé à la considérer comme la compagne des bons et mauvais jours. Dans les bons jours, je sifflais, je chantais et j’entendais les roues tambouriner un accompagnement bien cadencé qui me donnait des ailes. Pendant l’hiver, si nécessaire, je dormais sous elle, bien calé contre une des roues, avec des journaux et des cartons. Avec les produits bien couverts avec une bâche, j’étais protégé contre la pluie, et le froid.

J’explique tout ceci car les gens ne se rendent pas compte de l’intimité qui me liait à cette charrette. Elle faisait partie de moi-même, physiquement et psychiquement. Quand on est venu me l’arracher c’est comme si on avait attenté à ma vie et qu’un coup mortel m’avait été porté. En prenant une partie de moi-même, on me tuait.

Quand ils ont pris ma charrette, c’est comme si on m’avait écorché vif. D’un coup, comme un éclair, j’ai compris comment des gens (en Inde, en Corée du Sud, en Afrique en Amérique latine, par exemple) auxquels on avait arraché la terre avait ressenti cet arrachage. D’un coup, j’ai senti ce que ressentent celles qui sont violées. Ce genre de souffrance est indescriptible car l’humanité ne pourra jamais inventé un appareil de mesure à la hauteur d’une telle souffrance.

La prise de ma charrette, de quelque chose qui était plus qu’une chose, de quelque chose qui permettait d’adoucir le quotidien de ma famille a été comme un coup de massue sur ma tête. On peut dire, littéralement, que j’avais perdu la tête. Je ne voyais pas comment la vie vaudrait la peine d’être vécue avec des gens qui vous enferme tout le temps sans vous mettre en prison.

Je m’arrêterai ici pour le moment car il y encore beaucoup de choses à dire. Encore une fois, un grand merci pour l’accueil. Je n’aurais jamais cru qu’un tel monde des esprits des ancêtres existait.

LUMUMBA

Merci de ce partage. Nous en avons tous besoin. Mais tu as encore plus besoin de repos. Repose-toi et nous t’écouterons un pleu plus tard.

Quelques temps plus tard. La même scène, sauf qu’il y a plus de gens assis. On voit aussi des mamans avec des bébés dans les bras.

MOHAMED BOUAZIZI

Il faudra aussi écouter d’autres personnes dont les voix ont été maintenues dans le silence total. Ma deuxième mort a été présentée comme un spectacle, à la mode des médias qui s’alimentent de tout ce qui peut maintenir l’intérêt des gens.

Il y a eu beaucoup de commentaires, mais les plus visibles étaient souvent à côté de la plaque. On pouvait sentir, palper leur préoccupation de montrer qu’ils nous connaissaient, alors que quelques jours auparavant on ne parlait que du miracle Tunisien, de sa stabilité, de sa pais sociale.

« Qu’il crève » aurait dit le couard fuyard [Ben Ali] en apprenant mon geste. Une condamnation guère différente de celle qui sort sous d’autres formes des porte-paroles des grandes puissances de la planète. Ces grandes puissances, sans se rendre compte, sont devenues les plus grandes nuisances de l’humanité, de toutes celles qui ne cherchent qu’à vivre.

Leur mot d’ordre vis-à-vis des gens comme nous est bien résumé par ce souhait : « Qu’il crève ». Ce ne sont pas seulement les mots, mais l’organisation des industries, de la production des choses visant avant tout à nous balayer. Dans toute la Tunisie, des plus petites bourgades jusqu’aux grandes villes, l’air vibrait de ces mots. Ils étaient prononcés chaque jour, en français, en arabe, en ki-kapital (langue de ceux qui ne connaissent que le capital), en latin, en grec, en anglais.

Les souhaits de notre disparition nous étaient transmis par tous les moyens de communication. On devrait dire d’excommunication. Tout était fait pour que nous sentions, le plus fortement possible, que nous étions de trop. Ils sont convaincus que sans eux rien de bon, de durable ne sera fait. Leur arrogance est telle qu’elle leur bouche les yeux, les oreilles. En chassant ceux qui ne veulent pas de nous, à tout prix, nous leur démontrerons l’existence d’une puissance plus forte que leur nuisance, plus en harmonie, en fidélité avec l’humanité.

Si nous avons pu commencer un changement en Tunisie, ce changement peut être le commencement d’un changement pour arrêter le massacre programmé de l’humanité, de la terre, de tout ce qui vit.
(A suivre)

Encore. . .

Encore…

Le commentaire qui pourrait accompagner l’information devant de la RDC, plus particulièrement d’un viol de 30 femmes en région de Fizi. Information véhiculée par Médecins Sans Frontières.

Une fois de plus je me rappelle les deux vers de Césaire (Batouque) :
Nous entrerons dans une tour de silence
Où nous deviendrons proie et vautours
Une phrase qui capte très bien les temps où l’humanité se trouve.

L’humanité existe-t-elle encore ? Peut-on encore parler de conscience de l’humanité lorsque tout un pays ou du moins des zones entières sont connues pour permettre des actes inacceptables.

Comment l’humanité en est arrivée là ?

Violer c’est le paradigme des plus puissants vis-à-vis des plus vulnérables. Les plus puissants de la planète, grâce à une puissance sans comparaison sont parvenus à dominer le monde. L’histoire de la croissance de cette puissance est une réaction en chaine, déchainée depuis des siècles, sans impunité. Tout obstacle au déchainement était traité avec la plus grande brutalité possible et imaginable.

Petit à petit, les proies des vautours ont aussi appris à devenir des vautours. Il leur suffisait de se lancer dans des missions punitives afin de réduire au silence toute personne qui aimerait parler au non de l’humanité. Les vautours nés des proies ont appris que l’impunité s’impose.

Que faire ?

Nous sommes à l’âge de la communication électronique. Que les humanitaristes s’organisent pour montrer que l’humanitarisme a vécu que la charité pour les humains doit être remplacée par la solidarité avec l’humanité. Que l’humanité est violée dès que l’on laisse libre cours à l’impunité, au viol impuni.

A l’heure de la communication électronique, que chaque fille, chaque personne qui se sente vulnérable en zone de terreur contre l’humanité, en zone de viol, soit munie d’un chip électronique en communication permanente avec un autre chip attaché de façon inamovible, au poignet de personnes responsables de veiller sur la sécurité de l’humanité dans les zones où ses membres les plus faibles sont le plus menacés. Ces chips au poignet enregistreraient les battements de cœur de la personne porteuse ainsi que toute parole qui sortirait de la bouche du violeur ou de la personne violée. Le haut parleur du chip au poignet ne peut être contrôlé qu’à partir d’une centrale sous les ordres du Conseil de Sécurité. La modification de la réception n’est possible que par un vote unanime de tous les membres du Conseil de Sécurité.

Une autre modalité pourrait être envisagée : Installer des haut-parleurs tout autour du Bâtiment des Nations Unies à New York. Ces haut-parleurs seraient activés chaque fois qu’une des porteuses du chip seraient attaquer par les violeurs.

Une autre modalité : doter les personnes susceptibles d’être violées d’une protection qui mette toute personne qui tente de violer en danger de perdre à jamais l’usage de la parole et/ou du sexe.

Nous sommes à l’ère de l’électronique, de la nano technologie. Le défi est lancé car, semble-t-il, entre la survie du système qui finance l’électronique et la nano technologie et celui qui finance la survie de l’humanité, le choix semble avoir été fait depuis plusieurs siècles : il faut les plus faibles périssent, disparaissent. Sinon, toutes les phases que nous avons connues, depuis l’esclavage, en passant par la colonisation, l’apartheid, la globalisation continueront de faire des ravages.