Watch Movie Online The Jungle Book (2016)

Poster Movie The Jungle Book 2016

The Jungle Book (2016)

Director : Jon Favreau.
Producer : Jon Favreau, Brigham Taylor.
Release : April 7, 2016
Country : United Kingdom, United States of America.
Production Company : Walt Disney Pictures, Walt Disney Studios Motion Pictures, Fairview Entertainment, Moving Picture Company (MPC).
Language : English.
Runtime : 106 min.
Genre : Adventure, Drama, Fantasy.

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Movie ‘The Jungle Book’ was released in April 7, 2016 in genre Adventure. Jon Favreau was directed this movie and starring by Neel Sethi. This movie tell story about After a threat from the tiger Shere Khan forces him to flee the jungle, a man-cub named Mowgli embarks on a journey of self discovery with the help of panther, Bagheera, and free spirited bear, Baloo.

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MAINTENIR LE CAPITAL OU L’HUMANITÉ ?

Appel pour la création d’un espace planétaire
pour la défense sans compromis de l’humanité

La bataille fait rage. Ce n’est pas une guerre mondiale, ce n’est pas une guerre contre le terrorisme. C’est de loin pire. Il s’agit de terroriser l’humanité jusqu’à soumission complète, une soumission qui se terminera, à se rythme, par l’annihilation de l’humanité comprise comme solidarité entre toutes les composantes de la nature. L’humanité n’est qu’une infime partie de cette nature. Cependant l’enjeu n’est pas présenté de cette manière. La globalisation d’un système prédateur qui se nourrit de l’humanité doit obligatoirement abolir l’humanité et tout ce qui maintient l’humanité en vie. L’histoire dit-on est écrite par les vainqueurs, mais à quel point sait-on que les vainqueurs en train d’écrire l’histoire vue sous le prisme de la globalisation sont les fossoyeurs de cette même humanité dont ils se prétendent être les défenseurs. Nous ne sommes pas les premiers à attirer l’attention sur la bataille des endroits communs (The commons).

La lutte pour maintenir ce qui maintient notre humanité date de la création de cette humanité, et non de ce qui s’est passé durant les cinq derniers siècles. Mais le fait de batailles spécifiques dans les pays où la prédation de l’humanité a pris une dimension incontrôlable amène à croire que les pensées et les actions les plus originales et innovatrices pour défendre l’humanité viennent exclusivement de ces pays. Et pourtant, si on posait la politique de la défense et du maintien de l’humanité comme l’ont fait les poètes, le désir de maintenir l’humanité prendrait immédiatement le pas sur la politique de défendre coûte que coûte le capital. Le cahier d’un retour au pays natal n’est rien d’autre que le cri d’un poète voyant mieux que quiconque les conséquences individuelles et collectives destructrices quand la priorité est donnée à la prédation. Dans un de ses poèmes le même Aimé Césaire avait résumé mieux que les mathématiciens, l’équation dominante de la situation où se trouve l’humanité en écrivant « quand le monde sera une tour de silence/où nous serons la proie et le vautour » (« Batouque », p.64 Les armes miraculeuses, Paris : Gallimard)

La globalisation est présentée de la même manière que fût présentée l’esclavage, la colonisation et l’apartheid. Dans les deux derniers cas, en particulier, la colonisation se présentait comme civlisatrice de la barbarie. L’apartheid de l’Afrique du Sud recevait tout l’appui militaire et politique de l’Occident car les défenseurs de l’apartheid se disaient le dernier rempart de l’Occident. Quand il apparut que la résistance contre l’apartheid partout dans le monde ne partageait pas cette vision du monde, les chefs politiques occidentaux décidèrent qu’il était temps de se mettre du côté des gens. Malgré ces changements, le système qui est né de l’esclavage atlantique continue de se renforcer dans la conviction que ce système est le meilleur qui soit en ce qui concerne l’organisation de l’économie. Comme la résistance contre l’apartheid, il faudra une mobilisation planétaire pour convaincre les prêtres de la globalisation que le système est, dans son essence prédateur et qu’il ne peut survivre que par la prédation.

L’industrialisation de l’esclavage domestique en Afrique par le biais de l’esclavage Atlantique fut possible justement en transformant les gens en proie et vautour. Pour survivre le désastre de la marchandisation d’un segment de l’humanité par un autre segment, des gens qui défendaient dans leurs mœurs, dans les cultes des ancêtres l’humanité comme sacrée se virent embarqués dans un processus de négation de leur propre humanité. Des blessures irrémédiables naquirent. Timidement on entend parler de « réparation » comme si un crime dont l’immensité ne pourra jamais être mesurée peut être réglé en recourant à une monnaie enracinée dans le crime lui-même.

Depuis les crises dites alimentaire, financière, écologique, ce qui reste de l’Occident cherche à poursuivre la globalisation de l’apartheid. Mais ici aussi la résistance se fait de plus en plus forte. Les premières fissures commencent à apparaître avec une réunion au début du mois de juin à Zermatt (Suisse) d’un groupe dont l’objectif est d’humaniser la globalisation en organisant des réunions annuelles sur la question. Des articles apparaissent dans les grands quotidiens visant à maintenir l’idée que le capitalisme est humanisable. Un professeur de philosophie en France, Daniel Innerarity a publié dans Le Monde du 18 juin 2010 un article sous le titre de « Mettre en place une politique de l’humanité ». Jean-Baptiste de Foucauld vient de publier un ouvrage L’abondance frugale (Editeur Odile Jacobs, 2010). Le sous-titre annonce la couleur : « Pour une nouvelle solidarité : mettre l’économie au service de l’humanité ».

Depuis qu’il y a eu rupture de l’humanité entre proie et vautour, la tour de silence s’est construite pour maintenir en place le système responsable de la destruction de l’humanité. Les voix qui s’élèvent ne peuvent être entendues grâce aux murailles sans failles construites pour qu’aucun son ne les traverse. Longtemps avant les murs discriminateurs de l’humanité ne soient construits au Moyen Orient, d’autres murs avaient été élaborés mentalement pour faire de l’acceptation de la rupture entre humanité proie et humanité vautour une langue ou un art de parler qui ne révolterait personne du côté des vautours.

Les crises récentes de fonctionnement du capitalisme sont présentées comme si elles dataient de ce siècle, à la rigueur de la fin du dernier siècle. Et pourtant, au long des cinq derniers siècles de l’humanité, les maîtres du système se sont organisés pour qu’aux moments des crises quelques proies puissent jouir du statut de vautour. La règle semble immuable comme on peut le voir en Afrique du Sud d’aujourd’hui. Les Nations Unies ont beau produire des textes et des résolutions cherchant à protéger les membres les plus vulnérables de l’humanité. Ces résolutions restent autant de vœux pieux comme on peut l’observer en Afrique du Sud. Là, les plus pauvres des plus pauvres sont poursuivis tout simplement parce qu’ils veulent s’émanciper de la pauvreté sans devoir recourir aux recettes habituelles offertes par des politiciens à la recherche de votes. Les pauvres ne veulent pas laisser à d’autres qui ne connaissent la pauvreté que du dehors, le soin de définir la pauvreté et, surtout, décider des mesures à mettre en place pour combattre la pauvreté.

En Afrique du Sud il est en train de naître un mouvement qui ressemble beaucoup à ce qui était né en 1994 au Mexique. AbahlaliBaseMjondolo (littéralement les habitants des bidonvilles en iSizulu) a compris que seuls les pauvres comprennent la pauvreté, d’où elle vient, comment elle s’installe de l’intérieur et de l’extérieur. Les experts de la pauvreté ne peuvent pas être les institutions qui furent responsables de son institutionnalisation , telles la Banque Mondiale, complices et promotrices d’un mode de penser et de calculer le rapport coût/bénéfice des limites supportables de la paupérisation de l’humanité.

Entre maintenir le capital à bout de bras et maintenir l’humanité, il est de plus en plus clair que les efforts les plus rageurs vont vers la maintenance du capital et de sa systématisation par tous les moyens, des plus violents aux plus doux. S’il fallait, froidement, sans émotion, faire l’inventaire des moyens utilisés pour réussir l’abolition de l’humanité, l’effroi serait tel que les gens qui s’y aventureraient préféraient reculer et désister. Le désistement s’explique par le fait, vérifiable, que les croisés de la globalisation sont tellement certains du bien fondé de leur entreprise qu’ils peuvent compter sur l’appui de celles et de ceux qui sont les plus opposés à la globalisation.

Où se trouvent, aujourd’hui, les plus grands défenseurs de la pauvreté, les plus grands promoteurs de l’égalité, de la justice ? Où se trouvent les plus grands défenseurs de la solidarité entre tous les humains ? Les institutions qui ont vocation de promouvoir et de pratiquer cette défense des plus vulnérables et des plus faibles sont, au long des siècles, sont devenues les piliers du processus inverse, d’une dynamique de destruction de l’humanité.

Inversions des valeurs et mécanisation de l’humain

Les appels à la raison, à la préservation de l’humanité, sont dérisoires comparés aux ressources aimantées par l’appât des gains qui peuvent se faire en tuant l’humanité. La majorité de l’humanité est encore persuadée de son humanitarisme, une pratique charitable de maintenir les liens entre les composantes de l’humanité. Cette certitude est cultivée et renforcée par tous les moyens. Le résultat est que l’humanité, à son insu, perd de sa substance, renonce à elle-même. La renonciation n’étant pas évidente, les pensées et les actes qui pourraient réveiller l’humanité à elle-même ne sont pas activées. En grande partie, semble-t-il, parce que les mécanismes de préservation, de l’instinct de survie, ont été remplacés par une mécanisation de l’humain.

Quelle que soit la direction que l’on se tourne pour vérifier cette assertion, les évidences s’accumulent, mais dans la bataille entre le maintien du capital et le maintien de l’humanité, démontre que l’humanité est comme un navire en perdition parce que les locataires du navire sont systématiquement encouragés à ne pas s’occuper de son état.

Le navire en perdition c’est la planète. Une planète asphyxiée par un mode de vie qui ne mérite plus ce nom car transformé en recherche mal déguisé d’un mode de survivre qui tue en séduisant ses victimes pour qu’ils acceptent l’équation impossible de devenir proie et vautour, comme le disait si bien le poète de l’humanité –Aimé Césaire—quand il voyait la fin de cette espèce. Il voyait cette fin à partir d’autres épisodes, trop bien connues, mais systématiquement dépecées, cuisinées, épicées et resservies ; oui l’histoire est devenue comestible et peut être dégustée comme un met des plus succulents. Pour ceux qui sont rassasiés de leur histoire, mais qui veulent entrer de plain pied dans la globalisation, ils renient leur histoire afin de la vendre encore plus facilement. L’histoire n’est pas que mémoire, c’est surtout la politique de comprendre comment interroger le présent et le futur à partir d’un passé où la recherche du maintien de l’humanité était une tâche quotidienne rythmée par des rituels et des cérémonies rappelant les devoirs de solidarité. C’est à ce prix qu’on évitera la tour de silence et qu’on sortira du choix impossible entre proie et vautour.

Comme Fanon l’avait noté dans sa conclusion des Damnés de la terre, les Africains et, nous ajouterions, tous les peuples qui ont connu de près ou de loin le processus de déshumanisation, sont appelés non pas à défendre les droits humains, écologiques, mais à parler haut et fort des devoirs de rompre avec le capital et tout ce qui sous des apparences altruistes, séductrices, poursuit avec frénésie la disparition de l’humanité. Seules les violées savent et comprennent que la fin du viol ne peut pas venir de ceux qui continuent de penser que le viol a été recherché par les violées. De même avec le capital et l’humanité. Cette dernière a été systématiquement violée par le capital. Tous les moyens ont été utilisé depuis la violence la plus féroce jusqu’à la séduction la plus douce.

La perdition de la planète est beaucoup plus avancée que ses prétendus défenseurs voudraient nous faire croire. L’article d’Andy Lichterman nous aide à mesurer un aspect presqu’incommensurable de la situation où l’humanité se trouve aujourd’hui, par rapport aux forces déterminées de défendre par tous les moyens le capital. À travers son essai il est possible de comprendre l’urgence de la tâche de ne pas laisser seulement un petit groupe privilégié, d’experts, de riches, de décider du destin de notre planète.

Nous ne pouvons plus compter sur des dirigeants et/ou des penseurs recroquevillés sur leurs petits intérêts. Par son engagement, son parcours, Pambazukanews peut jouer un rôle crucial dans la création d’un espace à l’échelle de l’ampleur de la tâche qui nous confronte, car la défense de la planète est devenue une obligation pour toutes ses habitantes sans exception

FOR FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE AND FIDELE BAZANA: 50 years after Independence

It is still lethally dangerous to be seen fighting for what was not achieved
50 years ago. The assassinations of Floribert Chebeya Bahizire (FCB), President of the the Voix des Sans Voix (Voice of the Voiceless), and his
driver, Fidele Bazana, on june 1st in Kinshasa show that, for 50 years, the
political leadership has continued to act in the same manner which led to
the overthrow, torture and killing of Patrice Emery Lumumba and his two
companions, Okito and Mpolo (January 17, 1961). In a world built through
more and more unacceptable acts of destruction, fighting for freedom is only acceptable if it is for the freedom of capital to do what it does best: torture humanity to death.

Why Chebeya? Why Fidèle, his driver? The same questions followed the
assassinations of other Congolese who were investigating cases involving
murders, corruption by members of the government. To this day, no one has been brought to justice for the assassination of Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo, Franck Ngyke. The DRC is not the only country where murders go unpunished: Carlos Cardoso in Mozambique and Norbert Zongo in Burkina Fasso also come to mind.

In the case of FCB, his investigations were focused on the violence perpetrated by the security forces on orders from the highest political levels. The violence had been ordered as a punishment against those who had voted in the 2006 elections against Joseph Kabila’s party. The current
president was quoted as saying that those who had voted against him (i.e. in particular people from the Lower Kongo region) were going to be punished. How many people were killed? No one, till now, knows exactly how many. However, persistently and courageously, FCB has continued to accumulate the evidence and sharing it with other organizations both inside and outside of the DRC.

Following the logic which led to the murder of Lumumba, Okito and Mpolo, the current leading clique decided to punish FCB in the manner it hopes shall intimidate anyone trying to embark on the same road. With Lumumba, his body was dissolved in an acid bath. With FCB, the idea was to portray his murder as if it was self-inflicted because he was looking for morally indefensible sexual gratification. In other words do everything to tarnish his memory. From the reaction in the whole country, clearly that ploy has not worked.

Moreover, FCB, like many other Congolese, felt that after 50 years of
celebrating each anniversary, it was time to switch from the celebratory mode to one of reflection and commemoration of those who gave it all, but continue to be ignored for what they did. FCB, as the executive director of VSV (La Voix des Sans Voix—The voice of the voiceless), understood that it was time to switch from the humanitarianism- human rights mode whereby “human rights” are waited, rather than fought, for.

FCB’s voice was feared by those who had monopolized the political space
because his relationship to human rights was changing from the practice
of waiting for human rights to be respected to that of calling for the duty
to defend humanity wherever and whenever it was being assaulted.
Humanitarianism was brought to Africa, in general, and to the DRC, in
particular, as a charity gesture. Fidelity to humanity calls for solidarity, not
charity.

The DRC ruling clique has been planning to turn the 50 years anniversary
of Independence into a festive affair, one that would, as 50 years ago,
seek to erase the memory of those who had fought for complete and total
emancipation. 50 years ago, Lumumba was criticized for having dared to
remind the King of Belgium and his allies that colonial rule had not been an altruistic venture. Back then, Lumumba felt that the emphasis had to be on commemoration rather than celebration; and for that reason he pointed out that people had died for simply resisting colonial brutality, forced labor, and other forms of humiliation.

Many African countries are in the process of “celebrating” 50 years of
independence while NATO under US command has put in place the military infrastructure deemed necessary for ensuring that Africa is firmly cemented into the political, economic and financial rules called for by Globalization. This militarized way of bringing the entire continent under a new political dispensation is no different from what happened under the previous phases, whether slavery, colonial rule or apartheid. In all cases, military and/or police interventions were necessary. They were known then as “pacification campaigns”. The end of apartheid has been followed by global apartheid and, in South Africa, with murderous and violent campaigns against the poorest of the poor who refused to be treated as if they did count as citizens.

Will this murder, like others before go unpunished? In every human process there does come a time when human beings say, in the best way they can, “enough is enough”. The assassinations of FCB and his driver may well be the beginning of a process which will lead to that point.
Floribert Chebeya Bahizire and Fidèle Bazana have been part of the people
in the DRC who, while destruction of the nation, society and human beings was being pursued by the various ruling cliques, stuck to their conviction that healing did not have to wait until some individual savior appeared on the horizon. For this their memory shall be celebrated and commemorated forever. To them, their families, their friends and colleagues our deepest felt condolences. May they rest in peace, and may their fidelity to humanity reverberate across the DRC and the world, so that their selflessness shall not be in vain.

POUR FLORIBERT CHEBEYA BAHIZIRE ET FIDELE BAZANA

Au-delà ce qui a été dit et, surtout, exigé pour que toute clarté et justice soit faite autour de la mort de Floribert Chebeya Bahizire et de son chauffeur, Fidèle Bazana, nous aimerions ajouter les mots qui suivent. Nous présentons aux deux familles endeuillées, à leurs amis et aux collaborateurs les plus proches, nos sincères condoléances. Que leurs âmes reposent en paix et que le Créateur et les esprits des ancêtres les accueillent avec chaleur et générosité. Que de l’immense tristesse provoquée par leur disparition jaillisse une étincelle plus immense encore pour guérir une blessure de plus de 50 fois 50 ans, de 50 fois 500 ans.

A moins d’un mois du 50ème anniversaire de l’Indépendance

Floribert Chebeya Bahizire (FCB) a été éliminé physiquement comme Patrice Emery Lumumba, un autre Congolais qui parlait pour les Sans Voix et qui, pour avoir osé parler à contre courant fut liquidé. Les circonstances diffèrent, mais en parcourant l’histoire de la recherche de l’émancipation en Afrique et Au Congo il ressort un profil qui frappe : Toute personne ou tout groupe de personne qui décide de se libérer et y parvient, même en partie, sera traité avec la plus grande sévérité : De Haïti au 19ème siècle à Cuba au 20ème siècle, en passant par le Quilombo de Palmarès, la Commune de Paris, Wounded Knee, Dien Bien Phu, Kimpa Vita, Kimbangu, Ruben Um Nyobe, Félix Moumié, Dedan Kimathi, Patrice Emery Lumumba, Amilcar Cabral, Chris Hani, Kwame Nkrumah, Steve Biko, Thomas Sankara, Samora Machel, etc., et en terminant par les journalistes sur le point de faire des révélations (entre autres, Serge Maheshe, Bapuwa Mwamba, au Congo, Carlos Cardoso au Mozambique). Les exemples sont si nombreux que la mémoire ne parvient plus à les compter et à les conter ; malgré cette défaillance, les gens de partout sont en train de faire l’addition et d’essayer d’en tirer les leçons.

Entre fêter les 50 ans d’Indépendance comme s’il s’agissait d’une kermesse ou d’une opération marchande, FCB continuait de penser à celles et à ceux qui, pendant 50 ans ont été piétinés, laminés, torturés. Même appauvris, il ne fallait jamais les laisser tranquilles. Pas seulement dans l’Est du pays, partout où des gens cherchaient à vivre dignement, à être fidèles à l’humanité, à être fidèles aux vœux d’émancipation d’autres grandes figures de notre histoire, la chasse à l’homme s’organisait sur ordre des gens au pouvoir ; s’organisaient aussi des viols accompagnés d’actes indescriptibles.

Les paroles de FCB dérangeaient les monopolisateurs du pouvoir et de la parole. Plus que les paroles, plus que les écrits, ce sont les pensées de FCB qui ont amené ses ennemis à le supprimer physiquement. Malheureusement pour ces derniers, les pensées de FCB, comme celles d’autres héroïnes et héros de l’émancipation de l’humanité, ne disparaissent pas avec leur mort physique. En parlant et en écrivant comme il le faisait, en agissant comme il le faisait, il démontrait aux amis et aux ennemis l’existence d’une pensée pleine de vie constamment à la recherche de cette indépendance toujours remise, 50 fois, bientôt une fois de plus, de trop.

Concrètement, FCB dérangeait parce qu’il maintenait le cap sur les objectifs qu’il s’était donné, à savoir d’aller jusqu’au bout des dossiers concernant les massacres, individuels ou de groupes. Avec patience, courage et persistance, il poursuivait plusieurs enquêtes comme ceux relatifs aux attaques contre le Bundu Dia Kongo, aux attaques contre ceux qui avaient, en particulier au Bas-Congo et à Kinshasa, voté pour le parti de Jean-Pierre Bemba, et d’autres cas de personnes « disparues » ou emprisonnées sans aucune forme de procès. Dans cette poursuite exemplaire contre le culte de l’intouchabilité de certaines personnes, FCB partageait ses enquêtes avec des personnes et des organisations déterminées à tout faire pour que la justice soit faite en RDC.

En actes et en pensée, FCB était en train de vaincre ceux qui se considéraient comme intouchables. La direction de cette pensée en pleine effervescence montrait clairement à qui voulait la suivre qu’elle disait que cela ne pouvait plus continuer ainsi. De cette pensée germinante, on peut imaginer FCB,
Murmurer, pour lui-même, ce qui suit:

Nous ne pouvons plus continuer de renier
une 50 ème fois ce que nous sommes
Il n’y a rien de pire que le reniement de soi-même
De ses vertus, de ses ancêtres, de vœux de fidélité
Enterrés dans les archives mortes
Il n’ya rien de pire que la maintenance du reniement
Au nom de quoi ?
La globalisation ?
Qu’un examen franc de notre histoire
Obligerait à y voir
La plus récente version
de la modernisation
de la colonisation
fabrication bâtarde
de l’industrialisation de l’esclavage
aujourd’hui couronné
par l’incarcération
la marchandisation de l’histoire
pour que la planète soit
sans deuil le mouroir
de l’humanité

FCB, comme d’autres visionnaires de la même trempe, voyait dans le reniement de notre histoire, un reniement de l’humanité. Sa pensée, ses pensées refusaient la modernisation de l’esclavage, une modernisation qui se cachait derrière des gestes de charité, de droits humanitaires alors que les temps exigeaient avec et pour les sans voix, des devoirs de parole et de solidarité. Même réduits au silence, les sans voix parleront toujours et continueront d’être le sang circulant, vivifiant, éternel des échos venant d’outre-tombe pour l’émancipation complète et totale des Congolais.